Réaction et réflexion à la vidéo suivante : http://www.demotivateur.fr/article-buzz/ils-l-ont-appel-e-la-femme-la-plus-laide-du-monde-mais-ce-qu-elle-leur-a-r-pondu-ensuite-est-d-une-beaut-sans-nom-j-ai-encore-les-larmes-aux-yeux--1121
J'ai beaucoup aimé la conférence qu'a donné cette jeune femme.
Tout en nous encourageant à nous donner à fond, elle soulève ici une question très importante et intéressante : qui sommes-nous et qu'est-ce qui nous définit exactement.
Dans le cas de la jeune fille dont on parle, son apparence extérieure la définissait aux yeux des autres, jusqu'à ce qu'elle décide de se donner une autre définition, sa propre définition et qu'elle réalise, comme elle le dit si bien, que sa vie est entre ses mains et uniquement les siennes.
A travers cette vidéo, elle met aussi en avant le poids de la société et les contraintes qu'elle impose : si tu ne corresponds pas aux standards de normalité/beauté/opinion, alors tu es exclu ou au mieux, appréhender.
[ Je ne blâme pas ceux qui sont dans cette normalité. Ce que je veux dire est plutôt qu'être dans cette normalité pour y être et seulement pour cela est très dangereux. Cela révèle un personnage sans personnalité, obsédé par l'opinion qu'ont les "autres" de lui, qui a peu confiance en lui, etc. ]
Si nous voulons pousser plus loin, la vidéo nous amène aussi à revenir des points essentiels.
Principalement la remise en question de l'apparence physique : la société nous a amené à vénérer notre apparence, puis à la concevoir en fonction de standards qu'elle a elle-même mis en place.
Ainsi, "l'apparence ne fait pas tout". Bien que cela ne soit pas nouveau, beaucoup trop l'oublient et se limitent à cette surface pour émettre un opinion sur autrui (bien que cela soit un réflexe purement naturel). Mais le fait est que si l'apparence ne "convient" pas à la société, alors l'individu est marginalisé et l'on se montre méfiant.
Tout cela pour revenir au premier point que j'ai mentionné : notre apparence continuera éternellement de nous définir (les mentalités ne changeront pas d'un jour au lendemain). Cependant, il est possible de ne pas laisser se définir et cela quand nous réalisons que notre vie est uniquement entre nos mains.
Vient ensuite une dernière problématique : ne plus se focaliser sur ce que la société nous force à considérer comme primordiaux et qui, soit-disant, nous définissent (l'apparence, le réseau social, etc.) et revenir à des choses plus importantes, plus nécessaires et l'exemple qui me vient en premier à l'esprit est celui des bouddhistes qui s'exilent dans des grottes pour se livrer à la méditation, à la réflexion sur ce qui les entourent.
Le problème reste qu'il n'y a pas la place à la différence.